Parce que 2,4 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’assainissement
Parce que 2,4 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’assainissement
Parce que 2,4 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’assainissement
Parce que lutter contre le manque d’eau et de nourriture, c’est briser le cercle vicieux de la faim.
Parce que les conséquences de la faim déstabilisent des régions entières de façon durable.
Parce que 2,4 milliards de personnes n’ont toujours pas accès à l’assainissement
Parce que l’eau ne peut être un luxe pour plus d’1 milliard de personnes
Parce que la maîtrise des techniques agricoles et d’assainissement sont à la base de la reconstruction d’une société.
Parce qu’à chaque guérison, le fléau de la faim recule.
Parce que la faim n’est pas une fatalité, et qu’elle peut se combattre par des moyens appropriés.
6
juil
Ces 30 années passées à combattre la faim dans le monde sont autant de motivations à poursuivre nos efforts. Partagez avec nous les raisons de continuer.
Parce que plus d’un milliard d’êtres humains vit avec moins d’1 US$ par jour. La pauvreté est l’un des terreaux de la malnutrition.
19
août
A l’occasion de la 1ère journée mondiale des travailleurs humanitaires, Action contre la Faim publie une tribune dans Le Monde pour que justice soit faite suite à l’assassinat de ses membres en Aout 2006 à Muttur au Sri Lanka.
Trois ans. Trois ans déjà que nos 17 collègues, salariés locaux d’Action contre la faim, ont été mis à genoux et fusillés, le 4 août 2006, dans l’enceinte de nos bureaux de Muttur, au Sri Lanka. Ces assassinats constituent le crime le plus important en nombre commis contre des humanitaires ; il se définit légalement comme un des actes les plus graves qui existent : le crime de guerre.
Depuis trois ans, Action contre la faim se bat pour obtenir justice pour ces 17 personnes qui n’avaient qu’un seul objectif : venir au secours des populations au coeur de la guerre civile. Trois procédures d’enquête ont été ouvertes. La dernière s’est conclue, au mois de juillet, sans indiquer la moindre piste de responsabilité, comme les autres.
Entre-temps, le plus vieux conflit d’Asie s’est officiellement terminé. Cependant, aujourd’hui, beaucoup de Sri-lankais sont toujours regroupés dans des camps. Ils ne savent pas quel sera leur avenir. Ils préfèrent ne pas former l’espoir d’une réconciliation, après trente-sept ans d’une guerre fratricide.
L’absence de justice dans l’affaire de Muttur ne fait que creuser le ressentiment des familles des victimes face à une enquête qui, loin de tendre vers la justice, a tout fait pour s’en éloigner. Faut-il rappeler les cinq changements de juridiction, les trois remplacements de juges, une scène de crime non protégée, une absence de protection des témoins… La liste est longue des manquements au droit qui confinent au déni de justice.
Ces faits sont déjà bien connus de Bernard Kouchner ministre des affaires étrangères et européennes. Avant de prendre ses fonctions gouvernementales, il faisait partie du groupe indépendant d’experts internationaux chargés d’observer le déroulement des enquêtes menées par la Commission présidentielle d’enquête sri-lankaise et leur conformité avec les standards internationaux. Dans Le Monde du 15 mars 2007, il définissait ainsi sa mission : “Une mission quasi impossible ! (…)Notre mission est une goutte d’eau, mais une goutte d’espoir.”
Oubliera-t-il cet espoir, et l’Etat français qu’il représente avec lui ? Espoir pour toutes les victimes sri-lankaises qui n’ont pas obtenu justice ; espoir de faire passer les besoins de justice et de paix avant la Realpolitik ; espoir pour tous les travailleurs humanitaires qui sont de plus en plus nombreux à mourir chaque année dans l’impunité totale ; espoir enfin pour le respect du principe fondateur de l’humanitaire : l’humanité.
Face à l’ampleur du drame de Muttur, Action contre la faim, en tant que victime et en tant qu’organisation humanitaire française, avait demandé l’aide de la France et de l’Union européenne. Mais, passée l’indignation première, la France, depuis trois ans, a peu agi. Dans une communication officielle de juin 2008, M. Kouchner affirmait ainsi qu’“à la demande d’ACF, nous allons explorer avec nos partenaires internationaux la possibilité de mettre en place une commission d’enquête internationale”. Où en est-on ?
Depuis plusieurs mois, la France a souhaité ne pas prendre position dans l’attente des résultats de la Commission présidentielle sri-lankaise. Cette commission vient de se conclure sur un échec.
Il est maintenant urgent de mettre réellement en place une enquête internationalisée qui, seule, sera capable de faire toute la lumière sur ce meurtre atroce et de redonner un espoir, qui fait aujourd’hui cruellement défaut. En cette journée du 19 août, la première consacrée aux travailleurs humanitaires, ACF renouvelle son appel pour que soit enfin mis un terme à l’impunité qui entoure le meurtre de ses collègues.
Denis Metzger est président d’Action contre la Faim.
Parce que la faim et la malnutrition constituent un risque majeur pour la santé mondiale au même titre que le sida, le paludisme, et la tuberculose.
Durant une évaluation menée dans la ville de Berberati (région du Mambéré-Kadeï à l’ouest de la capitale Bangui), les équipes d’Action contre la Faim ont découvert un nombre d’enfants souffrant de malnutrition qui dépasse très largement les seuils d’urgence. Une opération d’urgence est en cours depuis 1 semaine pour soigner 1100 enfants atteints de la forme la plus grave de malnutrition. Face à cette situation, ACF lance un appel aux dons.
L’évaluation rapide de la situation nutritionnelle menée par ACF fin juillet 2009 sur la ville de Berberati a révélé que 7% des enfants évalués souffrait de la forme la plus grave de la malnutrition : la malnutrition aigüe sévère. Les normes OMS définissent le seuil d’urgence nutritionnelle à 2% de malnutrition aigue sévère. La situation de la ville de Berberati est donc critique, mettant en jeu le pronostic vital de plus de 1100 enfants concernés. Face à cela, une équipe d’urgence a été dépêchée sur place en soutien aux équipes d’ACF déjà présentes. Une intervention en urgence pour prendre en charge les cas de malnutrition aigue sévère a été déployée sur le terrain le 7 août 2009 par ACF.
Réponse d’urgence pour endiguer la maladie
Aucune structure n’est en mesure de prendre convenablement en charge la malnutrition dans la zone, faute de formation du personnel hospitalier et de disponibilité des intrants thérapeutiques. Pour endiguer la maladie, une unité nutritionnelle thérapeutique est donc en cours d’installation dans l’hôpital de la ville (qui n’en était pas pourvu) pour accueillir les cas les plus graves et 4 unités de traitement ambulatoire sont en cours de mise en place dans différents centres de santé. Par ailleurs, le personnel hospitalier de la zone va être formé à la détection et à la prise en charge de la malnutrition. Plus de 6500 habitants seront également sensibilisés à travers de petites formations, des visites à domicile et des messages radiophoniques à la malnutrition et sa prise en charge.
Les causes de la crise nutritionnelle
En termes de nutrition, 50% des Centrafricains ne mangent qu’une fois par jour une nourriture quasi exclusivement à base de manioc. Dans la région de Berbérati, plus de 37% des enfants de moins de 5 ans sont en insuffisance pondérale de manière chronique. Il suffisait donc d’une étincelle pour transformer cette situation déjà très difficile en crise nutritionnelle ouverte. En dépit de conditions agro-écologiques favorables pour la production agricole, l’activité dominante de la zone est restée centrée sur l’exploitation minière à tel point que la population est amenée à importer les produits alimentaires des autres zones du pays : il n’y a donc pas assez de production agricole, ce qui, conjugué à l’impossibilité pour les habitants d’acheter les denrées présentes sur le marché, favorise la pénurie alimentaire. En effet, les activités minières et commerciales, qui constituaient le moteur de l’économie locale, ont subi un net ralentissement depuis plusieurs mois, à l’origine d’une forte perte de revenus, entraînant l’affaissement socio-économique de la région et cette crise nutritionnelle.
La RCA : un pays en crise oubliée de tous
La République centrafricaine est un pays oublié, pourtant l’un des plus pauvres de la planète : 80% de la population y vit avec moins de 2 dollars par jour. L’espérance de vie diminue en moyenne de 6 mois chaque année depuis 1966 et est passée en dessous des 40 ans. Le taux de prévalence du SIDA y est l’un des plus élevés d’Afrique centrale et le pays est 178ème sur 179 au classement du PNUD sur l’Indice de Développement Humain. Les causes sont nombreuses : les conséquences d’une succession de crise politico-militaires, l’impact des crises alimentaire et économique et un enclavement dans un environnement régional extrêmement instable. La communauté internationale, quant à elle, se désintéresse de ce petit pays coincé au milieu de l’Afrique. Le secteur de la nutrition en particulier n’est plus soutenu par les bailleurs internationaux, alors que beaucoup reste à faire dans le pays pour mettre en place une prise en charge de la maladie. ACF est présente dans le pays depuis 2006 dans les régions de Bangui, Bossangoa et dans l’extrême nord ouest du pays.
Alors que les bailleurs internationaux se font de plus en plus rares en Centrafrique, et que la situation nutritionnelle s’est soudainement dégradée dans tout le quart sud-ouest du pays, Action contre la Faim lance un appel aux dons afin de soutenir les populations :
Action contre la Faim –RCA
Libre réponse 64 731
75 681 PARIS CEDEX
(pas besoin d’affranchir)
Ou sur internet : www.actioncontrelafaim.org
Parce que grâce à la recherche, de nouveaux traitements permettent de traiter plus efficacement les enfants sévèrement malnutris
Parce qu’en 1996, les objectifs de la FAO étaient de réduire le nombre de personnes souffrant de la faim de 776 à 410 millions ; alors que cette année, à 6 ans de cet objectif nous avons dépassé le milliard de personnes souffrant de ce fléau.
Parce qu’un enfant atteint de malnutrition court le risque de garder des séquelles toute sa vie
Parce qu’aujourd’hui, Action contre la Faim vient en aide à près de 5.5 millions de personnes à travers le monde.
Parce que la production agricole mondiale pourrait nourrir jusqu’à 9 milliards de personnes, pourtant plus d’une personne sur 6 souffre encore de la faim.
Parce qu’il ne faut que 30 jours et 60€ pour sauver un enfant souffrant de malnutrition.
Parce qu’il n’est pas trop tard pour sauver enfin les 5 millions d’enfants qui meurent des conséquences directes ou indirectes de la malnutrition.
Parce qu’une expérience de 30 ans est un atout contre la faim.
Parce que 823000 personnes ont bénéficié de nos programmes en eau et assainissement en 2008, et que d’autres ont encore besoin de nous.
Parce que plus 440000 bénéficiaires de nos programmes en nutrition et santé comptent sur nous.
Parce que les changements climatiques posent de nouveaux défis contre la faim.